9 août 2015

Parce que le bonheur est dans le parcours...

C'est sur invitation de Tatiana Ecoto du blog http://tatianaecoto.com/, qui anime pour le mois d'août l'article de lancement de la croisée des blogs du site Développement personnelque cet article a été rédigé.  Le sujet du mois : « Comment la spiritualité influe sur notre connaissance de soi ? »


S'interroger sur sa vie, c'est déjà de la spiritualité.
- Lytta Basset

bonheur chemin parcoursChristine : un prénom prédestiné pour un chemin de croix ou pour guider vers plus de lumière?  En effet, en latin, mon prénom signifie « messie » et en Grec « sacré ». 

Est-ce que mes parents avaient reçu un quelconque indice angélique concernant ma destinée, et Christine était le prénom qui coulait de source? Oint de Dieu... Ouais parbleu!

Je ne serais pas très originale en affirmant que je me suis toujours sentie différente des autres. Un fort sentiment d'incompatibilité parmi mes pairs. Enfant, je m'isolais par choix. J'étais peut-être ochlophobe (peur des foules) sans le savoir. Quoi qu'il en soit, je préférais me retrouver dans un recoin de la cour d'école, parmi les rayons de la bibliothèque, recluse dans ma chambre, étendue sur la mousse humide forestière à imaginer des formes connues dans les nuages ou, tout simplement, à marcher autour du lac à la recherche d'amphibiens à capturer. 

Ce besoin impétueux de me retrouver avec LUI dans le silence. J'avais un désir profond de me connecter avec une puissance supérieure. Pour un enfant d'environ 7 ans, c'est assez étrange comme envie, à moins d'avoir très tôt l'appel à la vocation.  Non. cet appel-là, je ne l'ai jamais eu.  Mais, alors que ma soeur cadette et les enfants du quartier s'amusaient normalement pour des jeunes de leur âge, moi je préférais réfléchir, imaginer, lire, écrire, planifier et... chercher SA présence.

Pendant longtemps, la seule image que j'avais de ce que j'appelle aujourd'hui Dieu (ou le gars d'en haut), était Jésus, celui que j'affectionne à surnommer le Barbu de Nazareth. Je n'avais pas encore réalisé qu'il n'avait été qu'un messager parmi d'autres (Bouddha, Mahomet, Krishna, Lao-TSeu, Moïse, etc.) dont la mission de vie fut de transmettre la connaissance afin de retrouver son essence divine.  Chacun, selon son origine, tenter de réveiller le plus d'âmes endormies possible pour les amener à marcher sur le sentier du paradis terrestre (et non céleste).

Bien qu'à la maison, nous étions baptisés selon la religion catholique et que ma mère se peinait à nous traîner à la messe du dimanche, nous n'étions pas une famille vertueuse. Née d'un père athé et d'une mère en recherche d'un Dieu d'amour plutôt que punisseur, j'étais une « Thomas » en quête de vérité. 

LA vérité. Étonnamment, je SAVAIS que cette vérité se retrouvait davantage dans une démarche mystique que scientifique. Assez singulier pour une méfiante comme moi.

La vie spirituelle commence à partir du moment où nous découvrons que toute la réalité de nos actes réside dans les pensées qui les produisent.

Dès mon adolescence, je me suis désintéressée des lectures légères destinées aux boutonneux. Dans la bibliothèque maternelle se trouvaient des livres dont les titres m'attiraient comme le miel attire les mouches : « La puissance de votre subconscient », « Comment se fixer des buts et les atteindre », « l'Université du succès », « Le Mémorandum de Dieu », « l'Homme le plus riche de Babylone », « La magie de voir grand » et tutti quanti. Alors que la plupart des adolescents de mon entourage expérimentait le premier joint, le premier baiser ou la première brosse, je me laissais porter par les mots puissants des Og Mandino, Skip Ross, David J. Schwartz et autres gourous du développement personnel des années '80. Je ne le savais pas encore, mais ces lectures n'étaient que le début d'une grande aventure. 

La première cause de malheur n’est jamais la situation 
mais vos pensées à son sujet.
- Eckhart Tolle

Le mental d'un enfant étant comme une éponge sans discernement, la lecture boulimique de bouquins dont le contenu est principalement l'entretien de pensées positives et d'augmenter son pouvoir personnel a ouvert la voie à la personne que je suis devenue : une éternelle optimiste au bonheur plutôt facile. J'ai très bien assimilé le fait que ma réalité n'est que le résultat de mon intérieur : mes pensées créent. J'étais constamment à l’affût de ce qui meublait mon mental pour éviter d'entretenir des pensées négatives et en récolter les fruits... pourris.

Durant mes trois années de cégépienne, j'ai goûté aux religions protestantes (Pentecôtiste et Baptiste), question de voir si ma connexion divine serait plus directe. J'ai vite déchanté : Point de salut sans dévotion envers un Dieu qui aimait sous conditions.  Trop incohérent pour moi.

Une insatisfaction profonde est le signe révélateur d'un réveil de conscience latent.


ego
Jeune adulte, convaincue d'avoir en main les outils pour maîtriser ma destinée, équipée de l'attitude gagnante et d'un Ego gonflé à bloc, j'avais, en théorie, toutes les cartes pour faire de ma vie un succès.  Surtout qu'en plus Dieu était présent en trame de fond. 

Pourtant, ma vie n'était pas à l'image du fameux « Yes, you can! ». Je restais sur ma faim du contenu des livres de développement personnel.  Parce qu'un profond sentiment d'incomplétude, et une éternelle insatisfaction m'habitaient. 

En d'autres mots : « On désire ce que l'on ne possède pas et on ne désire plus ce que l’on a ».  J'étais mentalement captive du désir et de l'attachement. Mes livres parlaient beaucoup plus d'acquérir l'abondance financière que la paix intérieure. J'étais à l'aise financièrement, mais pauvre intérieurement.

J'ai donc continué de chercher.  Groupe de méditation, Siddha Yoga et chants indiens, végétarisme, visualisation créatrice, groupe de soutien, ouverture des chakras, lecture de livres de Pierre Lassalle, écriture introspective, etc. La vérité devait bien se trouver quelque part.  Est-ce que je savais ce que cherchais au juste? 

Aujourd'hui je sais. J'étais à la recherche de la recette du bonheur, du raccourci qui mènerait vers un état de béatitude permanent, et je croyais que ce bonheur se retrouvait au bout de la quête, et non en cours de chemin. De là, le sous-titre de mon blog « Parce que le bonheur est dans le parcours... »

Quand la nuit atteint son point le plus sombre, l’aube commence à paraître.

J'ai changé de contenu de lecture : « Conversation avec Dieu », « La prophétie des Andes », « Le pouvoir du moment présent », « Le Why Café », « La vie comme je l'aime », « Les 7 lois spirituelles du succès », etc. J'ai compris que mon mental (mon Ego) s'il n'est pas maîtrisé me mène à la souffrance.  Par contre, ma transformation intérieure a réellement commencé lorsque j'ai compris que la seule manière d'être heureuse était de vivre mon moment présent et de changer ma vision de qui je SUIS.


Mon apprentissage est loin d'être terminé.  En fait, je suis au tout début de mon dépoussiérage : j'ai acquis tellement de fausses croyances qu'il me faut plus de temps pour dégonfler mon Ego. Se prendre pour Dieu et se savoir parcelle de Dieu est tout à fait différent.  Passer d'individualiste à se sentir reliée à toute forme de vie est une immense transformation à laquelle je ne suis qu'aux prémisses. 

Un pas à la fois. Une respiration à la fois, une prise de conscience à la fois. J'ai bon espoir.  Si Dieu est avec moi, qui peut être contre moi? 

dieu bonheur papillon

1 commentaire:

Anonyme a dit...

Cette qualité de bonheur n'est pas donné
a tout le monde , mais comme dit le proverbe :
Il n'y a pas de petites portes , il n'y a que de
de petits frappeurs ....