8 octobre 2016

Tous ensemble contre la philophobie! ***** J'en ai fini avec la peur d'aimer.

peur de l'engagement, peur d'aimer, philophobie.
Philophobie :

La philophobie est la peur de tomber amoureux ou de s'attacher émotionnellement à quelqu'un. Le risque existe quand une personne a été confrontée à un trouble émotionnel important relatif à l'amour dans le passé. Cette phobie affecte la vie de la personne concernée, et lui fait craindre l'engagement. Une conséquence peut en être un enfermement de la personne dans sa solitude, acceptée ou recherchée. Elle peut aussi évoluer en croyances religieuses et culturelles, qui interdisent l'amour.

La peur prend sa source dans notre mental (nos pensées et croyances erronées). Nous ne voulons pas que quelque chose de précis se réalise, quelque chose qui nous ferait souffrir mentalement, physiquement ou émotionnellement ou tout cela en même temps.


Comme la peur de se laisser aller complètement en amour parce que nous n’avons aucune certitude que c’est la « bonne » personne pour soi.  Si je me trompe, si je me laisse aller; alors j’ai peur que cette personne utilise mes faiblesses pour s’en servir contre moi.

Partout autour de moi on diabolise 2016 comme étant une année, je dirais plutôt une époque, où plus personne ne s’engage sérieusement en amour.  Ce n’est pas vrai.  Nous voulons TOUS la vivre la fameuse histoire d’amour « ils vécurent heureux et eurent… », mais la « game » semble moins dangereuse, moins risquée.

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peur de l'engagement, peur d'aimer, philophobie.Si je lui montre que je l’aime réellement, j’ai peur qu’elle utilise mon affection à son avantage.

Si je lui montre mes émotions, si je laisse tomber mes masques, j’ai peur de paraître faible et qu’elle me quitte.  Oser être vulnérable, oser être sensible, du coup, elle verrait mon imperfection.  Cette facette de moi que je n’accepte pas encore. Bien que la partie raisonnée en moi le sache que nous sommes tous imparfaits.

Si je lui dis ou lui démontre combien j’ai « besoin » de sa présence dans ma vie, j’ai peur qu’elle se sente envahie, prise au piège et qu’elle se sauve loin de moi, en me faisant passer pour un dépendant affectif. C’est ce qui m’est arrivé la dernière fois, l’autre fois, je me rappelle plus trop, j’essaie justement d’oublier tout ça. Je me force à croire que je n’ai besoin de personne. Je suis capable de la jouer moi aussi la « game ».

Si je m’ouvre à elle et que je lui fais part de mes craintes et de mes blessures du passé, j’ai peur qu’elle me fasse ce que les autres m’ont fait, soit me faire souffrir davantage. Je n’ai pas encore acquis le sens du « timing »,  c’est quand je la sens loin de moi que je me confis à elle, m’impose à elle, espérant ainsi la convaincre de rester.

Toutes sortes de peurs m’habitent, qu’elles soient justifiées ou non. Et ces peurs se voient nourries par le manque ou l’absence de communication entre cette personne et moi. Mes disputes, mes crialogues sont des tentatives de lui faire part que j’ai mal. Que je ne suis pas satisfait.  Ou je me replis dans le silence.  Je fuis.

Si je lui fais part de ma peur d’aimer, elle va me juger et avoir une mauvaise image de moi et me laisser. Parce qu’évidemment, une personne qui a peur d’aimer passe également pour celle qui ne veut pas s’engager.  Mais si pourtant!  Je veux m’engager!  Je veux tellement être aimé et reconnu…

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Pourtant, ce que j’ai l’air d’oublier, c’est que cet autre, c’est mon  miroir; soit un autre être humain rempli de peurs et d’insécurités.  A-t-on déjà vu, pensons-y une minute, une personne saine fréquenter une personne « insécure »?  Habituellement, une personne saine sera automatiquement attirée par une autre personne aussi bien dans sa peau, sa tête et son cœur qu’elle.

S’ouvrir à l’autre permet également à cet autre de prendre conscience qu’il n’est pas seul avec ces mêmes peurs et angoisses.  Qui de mieux placé pour comprendre un angoissé de l’amour qu’un autre écorché?

Évidemment, comme l’autre est aussi peureux que soi, s’ouvrir à elle doit se faire par étapes. Il faut justement éviter d’ajouter à sa peur.  Voir en l’autre ses propres impuissances et faiblesses quand nous ne sommes pas prêts à ce genre de prises de conscience est loin d’être un bienfait.
Alors au lieu d’avoir peur pour soi, il faut plutôt respecter la peur de l’autre. Etre en relation, c’est de se permettre et permettre à l’autre d’apprendre à se connaître au-delà des masques. 

La peur d’aimer est liée de très près à la peur de l’abandon et de la trahison.

Mes parents ne m’ont peut-être pas aimé comme je m’y attendais. Il se peut que le fait qu’ils m’ont  laissé m’élever presque tout seul fasse que je recherche inconsciemment une personne plus possessive, jalouse, contrôlante de mes faits et gestes. Ainsi, cette personne s’occupe de moi; elle m’aime.

Il se peut que le fait qu’ils m’ont privé d’une liberté nécessaire à mon épanouissement fasse que je fuis toute forme d’engagement.  J’ai peur que tu m’empêches toi aussi d’ETRE. Je ne veux même pas prendre la chance d’en jaser, d’un coup que tu me convaincs, que je m’attache, que je reste, que j’endure et que je recherche quand même ma liberté en dehors de nous.

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Il semblerait qu’aucun changement ne soit souhaité à moins d’avoir atteint son bas fond personnel.  La peur d’aimer devrait donc faire place à l’envie d’aimer coûte que coûte après une ribambelle d’échecs amoureux. C’est quoi le pire qu’il peut m’arriver?

Rien.  

Je ne peux pas perdre ce que je ne possède pas. Et si j’ai si peur de me laisser aller à t’aimer et à me laisser aimer, c’est bien parce que je ne m’aime pas encore suffisamment.

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