6 février 2017

Choix et conscience sont une seule et même chose.


Tu es sceptique?

Même quand j’ai l’impression de ne pas l’avoir, j’ai toujours le choix. 

Entre deux choix qui m’apparaissent négatifs ou imposés, je finis toujours par choisir celui qui me convient le mieux au moment où je prends la décision.  Bizarrement, le commun des mortels a tendance à penser que placé devant l’adversité, si les choix offerts ne correspondent pas à ce qu'il ferait en temps normal, bien, il n'a pas le choix de faire avec.

Bien, recadrons un peu le tout :

Parce qu’« avoir le choix » ne signifie pas que toutes les options offertes iront dans le sens de ce que je désire.

Parce qu’« avoir le choix » ne signifie pas que le résultat d’un geste doit être nécessairement positif, facile ou à mon avantage.  Ma gamme de choix ne se situe pas dans ce que l'autre peut ou pas me faire, mais plutôt dans ma réaction à ce geste que je perçois comme imposé. 

Parce qu’« avoir le choix » signifie que la décision finale, quelle qu’elle soit, me revient.
Parce qu’« avoir le choix » c’est TOUJOURS possible puisqu’il s’agit de prendre une décision sur aux minimums deux options.  Dans le pire des cas, « avoir le choix » se limitera donc à déterminer si je choisis de lâcher prise ou de résister à ce qui se présente à moi.

Un exemple simple, mais évocateur :

Je suis une fan finie de la série américaine The Walking Dead que j'écoute en version française. Je suis rendu à écouter la saison 7. Malheureusement pour moi, en date de ce jour, les 8 premiers épisodes n'ont pas encore été traduites.  Cependant, il existe la version anglaise sous-titrée en français. J'ai donc 4 choix qui se présentent à moi :

- l'écouter en anglais;
- l'écouter en anglais sous-titré en français;
- Attendre que la version française soit diffusée;
- décider de ne plus l'écouter.

“La vie nous laisse le choix d’en faire 
un accident ou une aventure.”

Dire que je n'ai pas le choix de l'écouter en version sous-titrée est fausse.  J'ai le choix! Il suffit que je décide quelle possibilité parmi celles qui se présentent à moi correspondra le plus à mon besoin.

Un exemple un peu plus compliqué, mais tout aussi évocateur :

Je suis chef de famille monoparentale.  J'ai un travail à temps plein, une maison, des obligations à rencontrer, des cours à suivre et des enfants à élever. Je trouve que je manque de temps avec mes enfants, et que je cours tout le temps entre le boulot, train, dodo, devoir, etc. et que ma vie actuelle est parfois lourde tant pour moi que pour les miens.  Je suis face à la situation suivante : je garde mon travail à temps plein situé à 1h15 de transport et je continue de vivre ce stress, mais je conserve le confort matériel qui est tout de même présent.  OU je quitte mon emploi à temps plein, je vends la maison, je loue un appartement, je diminue mes dépenses et j'arrête de courir.  

Un choix? Oui. Mais cela ne me tente pas de faire ce choix qui m'obligera pour un moment à me priver d'un certain confort.  J'assume et je fais le choix de continuer. Le pire c'est qu'il y a sûrement plus de possibilités (solutions) que celles énumérées, mais je ne me suis pas penchée sur elles.

Qui a dit que de faire un choix et de l'assumer serait facile?

Accepter ou refuser la situation

Ce choix-là est encore plus lourd de conséquences que celui d’avoir à choisir entre un choix de couleurs, de destinations de voyage, de personnes à aimer ou quitter, de restaurants à essayer, d’emploi à abandonner ou poursuivre, etc.

Parce que …

Parce que même si la vie place sur mon chemin les expériences douloureuses suivantes : la mort d’un enfant, un incendie, une maladie incurable, le deuil d’un proche, un accident, un viol, la perte d’un membre ou de sa fonctionnalité, un congédiement injustifié, une forme d’harcèlement quelconque, etc., il appert que j’ai MALGRÉ TOUT encore le choix sur ma réaction, sur ma manière de gérer le tout, sur mes pensées et mes actions s’y rapportant.

“Il faut vivre puis il faut mourir, 
le reste est à notre choix.”

Exemple plate, mais évocateur pour ceux concernés :

Je fais le choix de passer par une ruelle mal éclairée afin de sauver deux minutes de trajet à mon retour d'une sortie dans un club. Ben oui, j'ai le droit de me promener toute seule le soir dans un coin noir; ce n'est pas parce que je fais des choix qu'ils sont toujours les meilleurs... Qui se rappelle toujours consciemment (ou veut se rappeler) que la loi de cause à effet existe pour tout? Ça adonne malheureusement que dans cette ruelle, se retrouve également une personne mal intentionnée et plus forte que moi qui décide de m'agresser physiquement.  J'ai le choix de courir, crier, me débattre, faire du bruit, prier, tenter de la soudoyer, ou lâcher prise et attendre que ça se termine et que je ne sois pas trop maganée.  Méchants choix... Je n'ai pas souhaité être agressée, les choix que j'ai faits n'ont pas empêché la situation et me voilà sur le macadam à ramasser ce qui reste de moi.  A partir de ce moment-là, il me reste encore d'autres choix; courir après la personne, aller au poste de police et dénoncer la situation, rentrer chez moi et tenter de tout oublier, demander de l'aide psychologique ou me laisser mourir à petit feu.  Qui a dit que choisir était facile?

Parce que « avoir le choix » ne signifie pas que si j’avais réellement le choix, rien de ces événements malheureux cités plus haut ne me serait arrivés.  Je n’ai pas encore trouvé la manière de contrôler la température afin qu’il fasse beau quand j’ai quelque chose de planifié à l’extérieur. Même si je pratique l’hypnose ou le magnétisme, je dois me faire à l’idée que je ne peux pas contrôler les paroles, pensées et gestes des autres ni les réactions des animaux, aussi bien domptés qu’ils puissent être (Je parle des animaux bien sûr).

Pourquoi dois-je consciemment accepter ce fait? En quoi suis-je obliger d’acquiescer que je n’aie réellement de pouvoir (et donc de choix) que sur ce qui se passe dans mon cerveau?  Bien, c’est là aussi une question de choix.  Soit je choisis d’être heureux, soit je choisis de m’acharner sur quelque chose dont je n’ai pas de pouvoir.   

J’en conviens.

Il semble plus facile de choisir le déni ou la résistance lorsqu’une situation se présente et qu’elle va à l’encontre de mes valeurs, croyances ou désirs. Ainsi, quand je choisis la voie qui semble la plus évidente (ou la plus facile), je choisis inconsciemment d’être une victime.  Je choisis de ne pas faire face à ma responsabilité d’être humain possédant toutes les ressources nécessaires pour être maître de sa vie. Je ne m’en cacherai pas; endosser le rôle de victime (qui n’a pas le choix) attire une certaine sympathie, un réconfort, une prise en charge donc une certaine dépendance au non-agir (ou non-choix).
M’assumer pleinement comme étant la seule personne responsable de mes états intérieurs, bien, c’est limite épeurant.  Tout d’un coup que je me rends compte que ce qui m’arrive est vraiment de ma faute, et non celle des autres ou des éléments extérieurs? Tout d’un coup que je réalise que de mettre la faute sur les autres est une excuse bidon pour ne pas m’actualiser? Qu’est-ce que je vais être obligé de faire ou de changer si je m’aperçois que je me suis mis la tête dans le sable tout ce temps? J’aurais plusieurs choix ? (désolée, mais là, j’ai encore le choix).

Je devrais donc faire face à mon incompétence concernant la gestion de ma vie. Ouch! Je peux bien vouloir ne pas me réveiller.

Justement. Vivre consciemment demande tellement de courage qu’on est plusieurs à préférer dormir au gaz… ou vivre gelé.  Si je peux appeler ça vivre…

Prendre conscience que j’ai le choix, TOUJOURS, me rendra responsable de mes actes, pensées et réactions.  Étant plus consciente, mes choix engendreront des événements différents qui à leurs tours mettront sur mon chemin des personnes d’un genre différent. Genre plus conscientes, plus autonomes, plus responsables. Je pourrais alors affirmer que j’ai également du pouvoir sur les événements extérieurs ;-)

Lâcher prise ou accepter ne signifie pas être d’accord avec ce qui se présente à moi. Cela signifie seulement que je ne laisse pas à l'adversité le dernier mot.







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