5 avril 2017

Quand les contraires s'attirent...

Y’en a qui ont des pires problèmes que d’autres. J’ai fait partie de ce groupe pendant un certain moment, dans ma phase de non-acceptation de mon moment présent. Pis même là, y’en avait encore des pires que moi. Pis je voulais mourir pareil. 

C’est quand même fou non? Donc, depuis que j’ai pris conscience que je donnais MON pouvoir au mental fou qui cherche à m’habiter, ben, j’ai repris contact avec la réalité et décroché de mes bobos.  Au lieu de focuser sur eux, j’ai décidé de concentrer mes énergies physiques et mentales sur la réalisation de mes objectifs.
Comme je respire encore, je rencontre continuellement des obstacles sur ma route. Par contre, je ne les laisse plus, ni me définir, ni décider de la suite des événements.  Je peux donc avouer que je suis heureuse. Même avec des émotions fortes, même avec, parfois, de la frustration, même avec un enfant différent, même avec une ado « full tsé comme genre », même avec tout plein de trucs pas à mon goût.

Faque actuellement, le principal défi auquel je fais face, mise à part les 10 lbs en trop (Sangria et Resto confession), et le cumul des théories et techniques à assimiler quotidiennement de mes diverses formations en cours (voir ICI), c’est la tentative de conciliation d’une différence existant entre moi et mon amoureux. L’homme qui comble plusieurs de mes besoins (et que j’aime évidemment!) est un athée PUR et DUR, doublé d’un esprit scientifique et, à mon avis, totalement fermé à tout ce qui n’est pas une science (et non, pour lui, neurosciences, psychologie, et tutti quanti ne sont pas de l’ordre des théories prouvées et crédibles).

Ce qui fait que nos seules et presque uniques argumentations désagréables sont du domaine des croyances, de l’invisible, de la spiritualité et de la médecine alternative.  Je dis désagréables parce que lui il a bien du plaisir à démonter toutes mes affirmations.  Donc, selon Monsieur, celui-ci ne croit en RIEN. Malgré mes multiples tentatives à lui faire comprendre qu’une croyance n’a pas toujours un lien avec la FOI, mais plutôt qu’une croyance c’est un fait que l’on considère comme vrai pour soi.  

Et nos argumentations qui ne font que tourner en rond, commencent toujours de la même manière :  un rictus apparaît sur son visage si j’ai le malheur de m’exprimer sur tout sujet de l’ordre de la spiritualité/croyances/croissance personnelle/PNL/hypnose/ etc.

Évidemment, un tel rictus signifie pour mon ego : tu es une tarte!  Alors commence l’argumentation afin de prouver combien je suis loin d’être une tarte, et que ce n’est pas parce que tu n’as jamais vu de quelque chose qu’il n’existe pas.  C’est comme si mon identité propre était attaquée.  Ouach!  Que je ne m’aime pas dans ces moments-là.  Et que je ne l’aime pas non plus….

Après nos monologues respectifs (parce qu’évidemment aucun des deux ne s’écoute), je suis frustrée et épuisée et je me replie sur moi-même le temps que mes émotions s’estompent et fassent place à ma raison. Ça me prend beaucoup d’efforts et de bonne volonté. Mon ego est blessé, pis ce qui me frustre davantage c’est ma réaction.  

Je suis loin du lâcher-prise.  Pourtant, je ne cherche pas le faire changer d’avis. Quoique…  Le problème, c’est ce satané rictus. À son apparition, mon ego se sent ridiculisé et je tombe dans le piège. GRRRRRRRR!

Est-ce si important?  Qu’est-ce que je cherche à gagner d’argumenter et défendre mon point de vue? Un aveu.  Mon ego veut qu’il avoue qu’il n’est pas si solide dans ses positions sinon il ne réagirait pas autant lors de mes affirmations aux antipodes des siennes. Tsé, quand tes convictions (croyances…) sont fortes et solides, rien ne peut les ébranler, et tu es indifférent aux attaques ou tentatives d’influence.  Ça a ben l’air qu’aucun de nous deux n’a la conviction solide.

Pouvons-nous concilier notre différence? Certain. Je peux choisir avec qui je parle de mes trucs. Au fond, est-ce qu’une bonne femme va s’obstiner pour parler « guenilles et maquillage » avec son chum?  C’est parce que ça touche à mes croyances, mes valeurs et mon identité que cela m’ébranle autant.

Je l’aime mon chum. C’est mon chevalier des temps modernes.  Logique, cartésien, serviable, galant, affectueux, démonstratif, gentil, doux, attentif et … athée.

Coudonc, on ne peut pas tout avoir ça l’air, mais je garde la foi ;-)

Et tiens, pourquoi pas un p'tit test pour votre couple (cliquez sur l'image):



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